Le Mal de l’Air
Appartient au cadre plus général du mal des transports ou cinetoses. . Cette pathologie est déjà relatée dés l'antiquité dans les textes de Homer et Hippocrate (mal de mer). Nausée a pour racine grecque -- naus = bateau . Le mal des transports a touché beaucoup de célébrités :Ciceron, J.Cesar, Nelson, Laurance d'Arabie (mal de dromadaire), Closteman ... pas de Lebellou dans la bibliographie ' ' Plus récemment on décrit le mal des simulateurs, puis le mal de l'espace (Titov 1961 fut le premier à en souffrir). 50% des spationautes sont encore touchés lors des manoeuvres de revêtement, des scaphandres de sortie dans l'espace.
Les facteurs prédisposant :
alcool, privation de sommeil, fatigue, repas important, vêtement serrant ou trop chaud
hypoxie
vol en milieu hostile :voltige, VSV, turbulences, surcharge émotionnelle, stress....
Les causes : Le réflexe nauséeux dont le centre nerveux se trouve au niveau cérébral,est considéré comme étant un mécanisme protecteur de l'individu face à une stimulation inhabituelle non programmée. Ces stimulis sont le plus souvent des infrasons (très basse fréquence),ou des sensations discordantes entre les informations visuelles et les informations données par l'oreille interne: canaux semi-circulaires (position du corps dans l'espace) et vestibule (accélérations diverses). La fréguence. Dans la population générale le mal des transports touche 30% des individus. 50.2% des élèves pilotes sont touchés pendant leur formation. (armée de l'air) , 18.8% les pilotes d'hélico. Les premiers symptômes apparaissent dans les 23 prernieres heures de formation. Les copilotes sont plus touchés et les passagers passifs encore plus. Une forte demande psychomotrice diminue l'apparition du ( m.a); Dans les écoles de formation aéronautique le taux d'échec lié au (m.a) est très faible inférieur à 0.5.
Ce chiffre doit rassurer les futurs candidats au regard des craintes que ce trouble peut susciter La disparition du (m.a) se fait après environ 24 heures de vol mais cette accoutumance doit être entretenue pour ne pas s'exposer à de fréquentes récidives. Le traitement. Il faut savoir qu' aucune médication n'est compatible avec un vol en sécurité -,tous les médicaments agissent sur la vigilance.. L'exposition répétée aux mouvements déclenchants demeure le meilleur traitement. Il faut donc perseverer.
Biblio.Medecine aéronautique et spatiale n* 142 1997
André DUBOIS
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